Notre chère Suisse

Notre chère Suisse

Cette année nous avons décidé de passer nos vacances dans notre belle Suisse. Bien que notre pays soit un peu cher, on ne va pas se le cacher, il regorge de magnifiques endroits à visiter, de paysages à couper le souffle et de lieux Family Friendly.

Petit retour sur notre année :

Début janvier, nous avons fait notre premier séjour avec Yasmine et nos enfants (2x 2 ans et 4 ans) à Berne. Nous avons logé dans un hôtel à côté du Palais Fédéral. Nous avions 2 chambres communicantes et c’était juste top ! Être ensemble mais avoir chacun son espace 🙂
Le premier jour, nous sommes allés au Zoo, un incontournable de Berne ! À côté de ce dernier, au bord de l’Aar, il y a le Dählhölzli un parc où tu trouveras des chèvres (tu peux aller dans leur enclos !), des ânes, des oies, etc. L’accès est gratuit et il y a une super place de jeux à côté. Le long de la rivière il y a aussi en « libre accès » plusieurs enclos avec des animaux.
En fin d’après-midi nous avons profité de la patinoire artificielle sur la Place Fédérale.
Le lendemain, nous avons passé la journée à Bernaqua, les garçons étaient enchantés ! Nous y sommes allés en trame depuis le centre, c’est tellement pratique ! Bernaqua est composé de plusieurs piscines chauffées, de toboggans et d’un espace pour les plus petits avec pataugeoire, bateau pirate, jets d’eau et petites voitures pour s’amuser (Thibaud est fan !).
Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés au Sensorium. Je n’ai personnellement pas trouvé top, alors que j’en avais entendu tellement de bien ! À voir si j’y retourne une fois quand Thibaud sera plus grand et plus intéressé…
Berne fourmille de restaurants Family Friendly et d’endroits top pour les enfants ! Si tu veux en découvrir encore plus, rends-toi sur le compte de nos amies d’hashtagviedeparents, elles sont de la région et connaissent tous les bons plans !

En février, nous avons passé une petite semaine à Château-d’Oex, dans un appartement loué sur Airbnb. Il était très grand avec deux chambres spacieuses, une grande salle de bain et un balcon.
Nous y sommes allés pour faire tester le ski à notre fils. L’endroit est top pour commencer, le jardin des neiges est super bien adapté pour les débutants et il y a une petite buvette avec des transats pour faire des pauses^^
À côté de la patinoire il y a une jolie place de jeux.
En été, la région du Pays-d’En-Haut est aussi une destination familiale avec ses jolies balades, la piscine publique et les différentes activités proposées par l’office du tourisme.

Au mois de juin, nous sommes partis à Flims, aux Grisons, avec une famille d’amis. Nous étions donc 4 adultes et 2 enfants de 2 ans et demi. Nous avons loué un appartement, via Airbnb, dans le tout nouveau « complexe » STENNA. Il s’agit d’un 3,5 pièces avec un très grand balcon. L’immeuble est situé à côté (on ne peut pas faire plus près !) des remontées et du centre commercial où il y a la Coop et divers magasins. Au milieu des 3 immeubles il y a une grande cour avec une sorte de pataugeoire, idéale en été !
Nous avons adoré cette région de Flims-Laax qui est parfaite avec des enfants ! Entre le Caumasee, le Crestasee, le pumptrack et les différentes activités à Laax, les marches, il y a de quoi faire !

En juillet, j’ai fait 3 jours à Villars seule avec mon fils. En cette période de canicule, j’ai pris l’option « monter en altitude » ^^. Nous avons loué un studio dans un chalet tout neuf, via Airbnb à nouveau. Durant notre séjour, nous avons passé une matinée au lac de Frience : c’est un joli petit lac artificiel idéal avec des enfants car il y a 3 « bassins », un de 40 cm, un de 60 cm et le mini lac plus profond. Les enfants peuvent donc jouer en toute sécurité dans l’eau. À côté, il y a l’Auberge Restaurant de Frience, que nous n’avons pas testée mais qui avait l’air très bonne ! Au bord du lac, il y a un petit « kiosque » où on peut louer des parasols et se régaler avec une petite glace (sauf erreur, ça n’ouvre pas avant 11h).
En redescendant de Frience, nous nous sommes arrêtés à Barboleuse au Petit train. C’est un espace récréatif au cœur des arbres où tu trouveras une place de jeu, un minigolf, des petites voitures et le petit train.
En fin d’après-midi, nous sommes allés profiter de la piscine au centre du village. Il y a deux pataugeoires, une à l’intérieur et une à l’extérieur. Les deux sont très chouettes ! À l’intérieur, elle est composée de deux toboggans, de jets d’eau et un petit tourbillon. À l’extérieur, il y a deux bassins de profondeurs différentes. Une caisse de jeux est proposée pour les enfants et tout autour de la piscine (qui est arrondie), il y a des transats et des parasols pour les parents 😀
Le lendemain, nous sommes montés en train à Bretaye. De là, nous sommes partis à pied direction le Lac des Chavonnes. En chemin, nous avons vu le Lac de Bretaye et le Lac Noir (où ils étaient en train de rénover le télésiège, gros chantier, pour le plus grand bonheur de Thibaud !). Puis nous sommes arrivés au Lac des Chavonnes où nous avons fait trempette. Cette balade est accessible en poussette. La balade est relativement facile, il y a juste un peu de dénivelé entre le Lac Noir et le Lac des Chavonnes. Sur ce chemin, nous avons vu des postes d’une chasse au trésor qui avaient l’air très sympas !
Pour moi, Villars est aussi une station idéale avec les enfants ! Il y a plein d’activités proposées et de supers endroits, marches, espaces de jeux à découvrir !

Fin juillet, nous avons fait une petite excursion de 4 jours à Nendaz avec Yasmine et nos 3 mecs (2 ans et demi, 2 ans et demi et 4 ans et demi) ! Cette fois nous avons pris l’option hôtel, histoire de réduire notre charge mentale ^^ Nous sommes allés à l’hôtel Nendaz 4 Vallées. Il est situé au centre du village, pile en face du « village de Cheesy », lieu d’activités pour les enfants (châteaux gonflables, mini accro-branche, trampolines) et d’une super place de jeux idéale pour tous les âges.
Durant notre séjour, nous avons fait plusieurs randonnées : autour du petit Lac du Tracouet (où il y a aussi une super place de jeux à côté du resto), sentier pieds nus à Siviez et chasse aux trésors le long du sentier des sculptures. L’office du tourisme propose plein d’autres activités, adaptées à tous et toutes.
Après nos marches, nous avons profité de la piscine de l’hôtel. Nous avons beaucoup apprécié la « salle » pour les enfants : un bassin peu profond avec un toboggan, où on peut fermer la porte et donc éviter d’incommoder les autres usagers (oui car à la base c’est quand même un spa^^).
Destination largement Family friendly !

En août, j’ai passé quelques jours seule à Loèche-les-Bains et bien que le but fût de faire une pause, mon cerveau de maman n’était pas 100% à l’arrêt ^^ En effet, j’y ai découvert de jolies places de jeux, les bains « Leukerbad Therme » avec deux superbes pataugeoires à l’intérieur, des toboggans, un château gonflable et une grande pelouse à l’extérieur.
Par contre je pense qu’il faut bien sélectionner son logement car beaucoup d’hôtels sont orientés réhabilitation, spa, détente 🙂

Et pour terminer en beauté, nous avons passé une semaine à Zermatt, ma destination suisse préférée, ma happy place, l’endroit où je me sens juste bien ! On a eu la chance de pouvoir loger dans l’appartement d’une amie avec une vue splendide sur le Cervin.
Durant la semaine nous avons fait 2 nuits à l’hôtel National (merci l’offre QoQa !). Il est PARFAIT avec des enfants ! Nous avons eu la chance d’être surclassés dans la chambre famille : un duplex avec un lit double, une salle de bain, un balcon avec vue sur le Cervin en bas et à l’étage deux lits individuels, une toilette et le must : un énorme filet où on peut lire, se prélasser et qui fait le bonheur des enfants !
Au sein de l’hôtel il y a : un lobby-bar avec une super salle de jeux, des chaises hautes et un très joli menu enfants au restaurant, une petite place de jeux à l’extérieur et surtout une très jolie piscine avec un petit bassin exprès pour les enfants avec plein de jouets !
Nous avons adoré notre séjour (petit bémol sur le p’tit déj) et nous l’aurions bien prolongé !
Côté activités, Zermatt regorge de superbes places de jeux pour tous les âges, d’un accro-branche (dès 4 ans), d’une multitude de magnifiques marches et surtout de délicieux restaurants.
Nous sommes notamment montés jusqu’à Furi en télécabine, puis avons marché jusqu’au Hängebrücke et sommes redescendus à pied jusqu’à Zermatt par Blatten. En chemin nous sommes passés par les Gorges de la Gorner. Idéal pour être un peu au frais 🙂
La montée jusqu’à Sunnegga en funiculaire est pour moi une des activités phare de Zermatt avec des enfants. En effet, tu y découvriras le Leisee ainsi que le Parc d’aventure Wolli (place de jeux, parcours avec de l’eau, espaces de pique-nique, transats, emplacements à l’ombre, etc.)
Pour bien terminer la semaine, nous avons fait une dernière marche « Le sentier des marmottes » ou « Murmelweg ». Nous sommes montés avec les installations jusqu’à Blauherd puis avons marché jusqu’à Sunnegga en passant par le Stellisee. Nous avons rencontré une petite dizaine de marmottes pour notre plus grand bonheur ! La marche est quand même assez compliquée pour des enfants de moins de 4 ans (petits sentiers le long de la montagne). Papa a donc porté Thibaud des bouts 🙂
Nous avons vraiment apprécié notre semaine à la montagne et nous réjouissons déjà de la prochaine fois !

J’espère que cet article t’aura donné des idées ! Concernant les logements, il existe toujours des alternatives aux hôtels : Airbnb, autres locations, auberges de jeunesse, campings, etc.
Bien sûr que je rêve de grands voyages, de continuer à découvrir le monde mais cette année je me rends encore un peu plus compte que nous vivons dans un pays magnifique avec beaucoup de diversité et finalement, j’ai l’impression de faire ma part à ma mini échelle pour l’écologie en ne prenant pas l’avion ! 🙂

Julie

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Partir seule

Partir seule

À l’instant où j’écris ces lignes, je suis seule dans ma chambre d’hôtel à Loèche-les-Bains. Je suis ici pour un séjour de 4 jours, 3 nuits.

Pour remettre le contexte, je suis maman d’un petit garçon de bientôt 3 ans, mariée, « mère au foyer » et indépendante pour différentes activités professionnelles.

L’année passée, au mois d’avril, au pic de mon mal-être (dépression post-partum certainement), ma psychologue m’a suggéré de partir quelques jours seule. J’ai profité du week-end de Pentecôte pour partir deux nuits à Châteaux-d’Oex afin de penser à rien d’autre qu’à moi, aller me promener, me reposer, regarder mes séries. Pour la petite anecdote, c’est durant de ce week-end que nous avons trouvé le mot « Parentalescence » avec Yasmine et que tout est devenu plus concret 🙂
Cette pause m’a fait énormément de bien car je vivais à mon rythme, mangeais, dormais, sortais quand je voulais. Pas besoin de faire à manger, de ranger la maison, etc.

Cette année, je profite que mon mari soit en vacances pour prendre ces quelques jours. J’ai eu la remarque « Mais, vous ne faites pas des vacances ensemble ? C’est quand même bizarre de partir seule quand on a une famille… ». Oui, mais non ! Je ressens ce besoin d’être SEULE, de pouvoir me reposer, penser à rien, faire ce dont j’ai envie sans horaire, sans attendre que tout le monde soit prêt, sans but, etc. Bien sûr que mon homme n’a pas des tonnes de semaines de vacances, mais je ne crois pas qu’il soit malheureux d’être 4 jours avec son fils ! Je trouve au contraire cette expérience géniale. D’habitude je suis toujours là 24h/24 et je trouve que c’est bénéfique pour tous les deux que je ne sois parfois pas là ! J’ai aussi fait plusieurs fois des petits séjours seule avec mon fils, et mon mari était tout content de se retrouver au calme à la maison. Lui, par exemple, ne ressent pas forcément le besoin de partir, mais il est content quand il peut jouer à la Playstation tout à un week-end, manger des popcorns et boire de la bière ^^

Je comprends complètement que cela puisse faire peur de partir seule, de faire des activités seule, manger seule à une table, dormir seule, etc. Et je pense qu’il faut le faire uniquement si on en ressent le besoin et que l’on pense (ou sait) que le résultat sera bénéfique !
Il y a quelques années, je trouvais bizarre de m’asseoir à un resto et manger seule. Je me préoccupais du regard des gens. Mais au fil du temps je me suis dit qu’il y avait beaucoup d’autres personnes qui étaient seules à table, qu’on ne savait pas pourquoi (par envie, pour le travail, célibataire, solitaire, etc.) et que finalement chacun faisait ce qu’il voulait ! Je ne vous cache pas que le petit diablotin sur mon épaule me fait encore la remarque « Que vont penser les gens ? Justifie pourquoi tu es seule, etc. ». Je regarde ces remarques passer, et reprends ma lecture (car oui j’ai toujours un livre avec moi).

Partir seule, cela veut aussi dire réussir à quitter quelques jours son-sa partenaire, ses enfants. Cela aussi il faut, à mon sens, le faire quand on se sent prête et commencer par une journée, une nuit, etc. Bien sûr, mon mari et mon fils me manquent, mais je sais que je vais rentrer remplie de bonnes énergies et que « le jeu en vaut la chandelle ». Je ne m’empêche pas de les appeler, de demander des nouvelles, car pour moi le but n’est pas non plus d’être complètement isolée. En revanche, je coupe les réseaux sociaux et whatsapp (et ça, aussi étonnement que cela puisse me paraître, ça ne me manque même pas !)

Cela implique aussi une certaine organisation : est-ce que je pars quand mon-ma partenaire est en vacances et j’accepte de ne pas profiter de son congé ensemble ? Est-ce que j’ai une personne de mon entourage qui peut garder mon-mes enfant-s pendant quelques jours ? Je suis la première à penser que tout ça nécessite une montagne d’organisation et j’ai dû faire ce travail sur moi pour réussir à lâcher prise et à partir sans tout contrôler. Je sais plus ou moins ce que mes hommes ont fait cette semaine, je ne sais pas ce qu’ils ont mangé (ni s’ils ont mangé^^), si mon fils était « correctement » et suffisamment habillé, si son papa a préparé les « bonnes » affaires pour sortir, etc. Je mets ces mots entre guillemets car ce sont mes critères et je me rends bien compte qu’ils sont subjectifs ! Cela m’a vraiment pris du temps à réussir à lâcher. Il y a une année je n’en aurais pas été capable. Mes thérapies, mon traitement médicamenteux y sont certainement pour beaucoup, mais je pense aussi que je me suis rendu compte du bénéfice de lâcher ce genre de chose, de m’ôter une part de charge mentale et surtout de faire confiance ! J’ai toujours fait confiance à mon mari et c’est un papa extraordinaire, mais j’avais toujours l’impression de devoir tout contrôler derrière etc. (ça m’arrive encore parfois^^) Mais je me rends bien compte que le monde continue de tourner sans moi et HEUREUSEMENT !

Si j’arrive à partir seule quelques jours c’est aussi parce que je sais qu’il est avec son papa et pour moi c’est comme s’il était avec moi. Peut-être serait-ce différent si je partais et le laissais à de la famille ou des amis très proches (quoique, hein Prisc ;-)) À tester j’ai envie de dire !

Tout cela pour dire que tu as le droit d’avoir cette envie, ce besoin de te retrouver seule pour une matinée, un après-midi, une soirée, une journée, une nuit, un week-end, une semaine ou plus ! Non tu n’es pas une mauvaise mère/un mauvais parent, personne n’a le droit de t’en faire douter, de te faire culpabiliser. Oui tu as le droit de partir quand ton-ta partenaire et en vacances, même si ça fait que vous ne passez pas ces moments de congé ensemble. Non tu n’as pas besoin de te justifier, de justifier ton état émotionnel, psychique, physique pour partir. Tu peux aller très bien et avoir envie/besoin de partir, tout comme tu peux être au bord du craquage et ce moment en solo sera une bouffée d’oxygène. Tes raisons t’appartiennent, toi seule sais ce qui est bon pour toi.

Certaines personnes ne comprendront pas ton choix, cela leur appartient. Tant que toi et ton-ta partenaire êtes en « accord » avec cela, c’est l’essentiel (il ne faudrait pas que ton-ta conjoint-e te le reproche quelques temps plus tard…)

Si l’envie te titille, je n’ai qu’un conseil à te donner OSE ! Et si c’est une trop grande étape de partir seule, prends un-e ami-e avec toi 😉 Et surtout, ne dit-on pas « Partir pour mieux revenir » ? 😉

Prends soin de toi

Julie

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6 + 14 =

Avoir un seul enfant ou plusieurs?

Avoir un seul enfant ou plusieurs?

On a tous des projets, des projections par rapport à notre vie future lorsqu’on est ado ou jeune adulte. On s’imagine marié-e, en couple, célibataire, en union libre, avec un enfant, plusieurs, pas d’enfant, une maison, un appart, une caravane, un chien, une chèvre, faire le tour du monde, aller vivre ailleurs, etc.

Mais la grande question qui revient souvent est celle des enfants : Combien ? Quand ? Rapprochés ?

Dans cet article, on a envie de vous partager nos deux histoires, nos deux visions .

Pour moi, Julie, je me suis toujours vue avec des enfants. Depuis petite, c’était une évidence, je serai maman ! J’ai toujours aimé jouer avec mes poupées, mes peluches, mes barbies et ai toujours été attirée par les plus jeunes enfants, pour m’en occuper etc. (les enfants d’amis, mes cousins, etc.)

J’avais un peu ce cliché en tête (depuis petite déjà) de la famille avec papa, maman, un garçon, une fille, une maison, un chien ^^
Les années ont avancé et je me voyais toujours avec deux enfants et de « préférence » d’abord un garçon.

Puis, vers mes 16 ans, j’ai rencontré une famille, qui est devenue ma deuxième famille, composée de 4 enfants. Je trouvais cela génial, avoir plusieurs enfants, plein de frères et sœurs pour eux, etc. Dès ce moment, je m’imaginais plutôt avec une grande famille.

En rencontrant mon mari, j’avais toujours ce profond désir d’enfant mais lui n’était pas autant « au taquet » que moi. Après quelques années de relations et notre mariage, on s’est dit que c’était le moment. Le chemin pour avoir notre fils a été un peu sinueux : nous avons dû faire une fécondation in vitro et cela a remis beaucoup de choses en question.

En effet, durant tout ce temps où cela ne fonctionnait pas, j’ai eu le temps de me poser une tonne de question, notamment pourquoi fait-on des enfants ? Pour nous ? Pour eux ? Pourquoi fonder une famille ? Puis-je vivre sans enfant ? Et j’en passe !
Mais petit à petit la question du nombre s’est aussi posée ! Souhaite-t-on toujours plusieurs enfants (pour mon mari c’était plutôt 2 que 4^^) ? Si on a 2 embryons, on les implante les 2 ?

Bref, notre fils est arrivé et je dois dire que depuis ce moment-là (et même un peu avant la naissance je pense), c’est très clair que nous n’aurons qu’un enfant. Pourquoi ? Alors que j’en voulais 4 il n’y a pas si longtemps ?
Tout d’abord car le parcours est quand même éprouvant. Bien sûr il est possible que cela fonctionne naturellement pour un deuxième mais mon côté parfois un peu pessimiste n’y croit pas trop. Même si nous ne sommes pas vieux, les années filent et nous avons envie d’être en forme pour nos enfants (du coup si cela prend de nouveau du temps, le 2ème aura des parents essoufflés et aigri ^^, je caricature bien entendu !). Et même si je sais qu’on peut aimer chacun de ses enfants avec la même force, au fond de moi j’ai peur que mon fils reste « spécial » à mes yeux et que ce ne sera pas pareil pour le deuxième. De plus, j’ai l’impression et je sais qu’il y a une part de vérité là-dedans, que je ne pourrai pas autant profiter des premiers instants avec le 2ème ou au contraire de « délaisser » mon premier.

En discutant avec mon mari, nous avons trouvé plus de points positifs à n’avoir qu’un enfant (financièrement, pour voyager, l’attention que l’on a pour lui, etc.) que de points négatifs. Bien entendu, tout ce que je vous partage là n’est que NOTRE ressenti, NOS choix, etc. !

Bien sûr que parfois nous nous posons quand même la question, parce que la société met une certaine pression sur les parents ne souhaitant qu’un enfant ! « Il va s’ennuyer », « Vous ne voulez pas lui offrir un petit frère ou une petite sœur ? » (comme si c’était un objet, un cadeau), « ça va faire un enfant roi, pourri gâté ! », « Mais socialement ça va être compliqué s’il n’est qu’avec des adultes non ? », j’en passe et des meilleures !
Forcément que je me pose la question, forcément que j’ai peur d’en faire un enfant roi, forcément que je me demande s’il s’ennuie en étant « seul », etc.

Mais je sais aussi qu’en se posant ce genre de questions, cela veut dire qu’on y est attentif-ve et que l’on essaie de faire au mieux .

Et n’oublions pas que quoique nous fassions, il y aura toujours quelqu’un pour critiquer ! Un enfant unique ça ne va pas, une grande fratrie ça ne va pas, trop rapprochés ça ne va pas, trop éloignés non plus, etc. !

Pour moi, Yasmine, j’ai toujours aussi su que je voulais des enfants. J’ai un petit frère de 8 ans de moins que moi et je me souviens aimer m’occuper de lui comme une « petite maman ». J’adorais aussi les poupées tout en ayant eu une éducation peu genrée et étant plutôt « garçon manqué » dans le choix de mes activités, vêtements, etc.
Je pense que j’avais vraiment cette volonté d’être mère depuis toute jeune. J’ai fait le choix d’exercer le métier d’éducatrice sociale, car j’aime être en présence d’enfants, j’aime leur faire découvrir leur environnement, leur transmettre des valeurs, blaguer, jouer avec eux, etc.

J’ai toujours voulu deux enfants. Le modèle « reconnu » par la société de l’aîné garçon et de la cadette fille me faisait envie mais sûrement parce que c’est ce qu’on voit partout (publicités, films, livres pour enfants, etc.). Puis lorsque j’ai rencontré mon mari, issu d’une fratrie de trois et entourés de proches tous avec trois enfants, j’ai commencé à idéaliser ce modèle familial à trois enfants.

Puis nous avons eu notre premier enfant, un garçon. Lorsqu’il a eu 1 an, nous avons fait le bilan de notre première année en tant que parent et avons constaté que, malgré toutes les difficultés endurées, nous formions une super équipe et que nous nous en sortions plutôt bien. Nous avons donc décidé que nous étions prêts à tenter un deuxième enfant. Nous les souhaitions rapprochés, car nous avons tous les deux de grands écarts d’âge avec nos frères et sœurs (8, 7 et 5 ans) et souhaitions autre chose pour nos enfants. Nous nous sommes également mis d’accord sur le fait que nous préférions que cela soit « dur » pour nous de gérer deux enfants en bas âge plutôt que notre fils aîné réagisse fort à l’arrivée d’un petit frère/petite sœur lorsqu’il aurait 3-4-5 ans (Nous avons suivi le postulat du « plus dur pour nous que pour lui »). Nous avons anticipé le fait que comme ils auraient moins de deux ans de différence, cela serait plus facile pour lui d’accepter l’arrivée de ce deuxième enfant.

Bref, je suis tombée enceinte le soir même ^^. Nous avons découvert qu’il s’agissait d’un deuxième petit garçon et j’ai été très heureuse de l’apprendre. Je trouvais génial pour notre aîné d’avoir un frère si proche en âge (21 mois de différence) et imaginait qu’ils grandiraient comme des jumeaux, des meilleurs amis, qu’ils feraient les 400 coups à l’adolescence ensemble et qu’ils seraient toujours là l’un pour l’autre. J’étais très fière de les imaginer devenir hommes ensemble. Le cliché du « choix du roi » était bien loin de mon esprit.
Et c’était également très pratique, d’un point de vue matériel, de ressortir toutes les affaires de notre aîné et de les installer pour notre cadet. J’étais émue à chaque fois que je ressortais un pyjama et que j’imaginais ce futur bébé dedans et je revivais les moments vécus avec mon aîné. De jolies émotions.

Cela fut magique pour moi de tout revivre, la grossesse, de préparer toutes ses petites affaires, de préparer mon accouchement et de retrouver l’équipe de professionnel-le-s qui m’avaient suivie (sage-femme, acupunctrice, gynécologue, osthéopathe, etc.). J’ai savouré chaque moment, car je savais que ça ne durait qu’un temps.

Après un accouchement magique, où j’ai eu un coup de foudre immédiat pour mon fils (je n’ai jamais eu de doute quant au fait de l’aimer moins que mon aîné durant ma grossesse), j’ai vécu un post-partum plus doux que le premier. J’étais mieux informée, mieux préparée et je savais à quoi m’attendre. Mon fils aîné a « peu » réagi à l’arrivée de son petit frère. Il a eu une phase où il ne voulait que son papa mais ça nous arrangeait bien dans un sens (vu que j’allaitais le petit) et je savais que ça ne durerait pas. Ils ont très vite commencé à nouer une complicité et sont aujourd’hui (à 2 et 4 ans), les meilleurs amis du monde. Ils se disputent très rarement et son toujours inquiets de savoir où est l’autre, comment va l‘autre, etc. C’est merveilleux de voir leur lien se tisser jour après jour et de savoir qu’ils seront là l’un pour l’autre quoiqu’il arrive et même sans nous.

Viens ensuite la question du troisième enfant. Mon mari est catégorique. Il n’en veut pas. Moi, je suis plus partagée, parfois j’ai envie parfois pas. A vrai dire, plus ils grandissent, moins j’en ai envie.
J’ai encore l’image de la famille idéale avec trois enfants en tête mais quand je réfléchis, je nous vois au complet. Un troisième enfant signifierait tout recommencer, remettre mon corps au travail, risquer plein de choses, mes deux premières grossesses et accouchements s’étant bien passés, j’aurais peur de « tenter le diable » sur un niveau physique et émotionnel. Et cela impliquerrait plein de changements, les garçons ont chacun leur chambre et un troisième signifierait qu’ils devraient partager une chambre, on devrait changer la voiture, renoncer à plusieurs voyages, projets professionnels, etc. Nous avons aussi envie d’être très disponibles pour nos fils et notre temps est compté donc un troisième enfant viendrait encore diviser le temps qu’on a à disposition pour nos enfants.

Pour l’instant, le choix de la raison l’emporte sur celui du coeur et cela restera sûrement ainsi mais qui sait ce que la vie nous réserve. On verra…

Julie & Yasmine

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14 + 2 =

Chère culpabilité

Chère culpabilité

Chère culpabilité…

Je te connais depuis longtemps, mais on est devenues très proches depuis la naissance de mon fils.
Tu viens m’embêter quand je n’ai pas envie de jouer avec mon fils.
Tu me ris au nez quand mon p’tit loup se fait mal ou tombe malade et que j’aurais pu “l’en empêcher”.
Tu me regardes de travers quand je l’amène au jardin d’enfants alors que je ne vais pas toujours travailler.
Le pire, c’est lors des repas ! Tu n’arrêtes pas de me faire douter de mes choix, de l’équilibre de mes repas.
Tu t’immisces en moi lorsque je perds patience et que je me transforme en dragon, que je dis dès choses que je ne penses pas.
Tu es là, silencieuse, quotidiennement, à me faire douter de ma présence et mon implication suffisantes auprès de mon enfant.
Je sais que tu peux être positive quand on apprend à t’apprivoiser. Si tu es saine, tu peux me permettre de prendre mes responsabilités et de corriger mes actions.
J’apprends à vivre avec toi, à voir ton côté positif, à m’excuser lorsque je suis allée à l’encontre de mes valeurs, à t’envoyer valser quand tu es trop présente et surtout à faire toujours de mon mieux et à être fière de la maman que je suis pour mon fils, car je suis celle dont il a besoin.

Julie

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2 + 6 =

Contraception définitive

Contraception définitive

Vasectomie, ligature des trompes, contraception définitive, on en parle ?

Dans l’émission 36.9° du 23 février 2022, sur la RTS, on parlait de contraception définitive.

Quand on ne veut plus ou pas d’enfant, qu’on ne souhaite pas prendre d’hormones ou d’avoir un corps étranger dans son corps (pour les femmes) et qu’on a envie d’avoir des rapports sans préservatifs, que nous reste-t-il comme solution(s) ?!

Cela fait un petit moment que je me pose la question et vous allez me dire : “fais-toi ligaturer les trompes” ou “dis à ton mec de faire la vasectomie”.
Sur le papier ça paraît simple, mais je trouve que l’émission d’hier met bien en lumière toutes les facettes et ce ne sont pas des décisions à prendre à la légère.

❗Il faut être prêt au fait qu’on ne peut pas (ou difficilement) revenir en arrière.

❗Ces opérations ont un coût qui n’est normalement pas remboursé.

❗Si une vasectomie n’implique “qu” une anesthésie locale, la ligature se fait sous anesthésie générale.

❗On se remet souvent plus rapidement d’une vasectomie que d’une ligature.

❗C’est souvent la femme qui fait le pas même si de plus en plus d’hommes font l’opération…

Et c’est surtout ce dernier point qui personnellement me dérange… Je trouve que tout repose sur les épaules de la femme et c’est elle qui porte le stress de “tomber enceinte”

Bref, l’envie de déposer ça ici car ce sujet me questionne beaucoup et je n’ai pas encore trouvé le moyen qui me convient…

Julie

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11 + 8 =

Lettre aux futurs parents

Lettre aux futurs parents

Ce matin, j’ai vu le dernier réel de @delphinemaarek et je me suis tellement retrouvée dans ses mots. Elle propose une lettre aux futures mamans en écrivant: “Lettre à celle que j’étais, celle qui aurait voulu savoir et celle qui a bien fait de foncer, et c’est tout”.

Aujourd’hui, la parole autour de la parentalité s’ouvre, les tabous tombent et les parents lisent de + en + de TOUT
.
Du coup, deux camps se divisent:
• “on dit tout, surtout le négatif”
• “on ne dit rien et on met en avant que le positif”.

Je ne sais pas dans quel camp me ranger. En effet, il FAUT informer et briser le silence (c’est le but de Parentalescence quand même 😂) mais je suis parfois mal à l’aise lorsqu’une amie enceinte de son premier enfant me demande “Alors, ça va être dur comment?”. Je ressens presque de la peine pour elle, d’imaginer tout le tourbillon émotionnel qui l’attend. Donc je lui raconte, mais pas tout, par petites touches, en contrebalançant avec du positif…

En tant que futur parent, il faut donc s’informer, savoir, entendre, écouter, être conscient-e mais surtout FONCER.

Parce qu’au final, même si c’est dur, qu’on sacrifie beaucoup, qu’on galère, qu’on se sent obligé, qu’on a pas envie et qu’on se perd, l’amour inconditionnel balaie tout.

Quelle autre personne tyrannique, dépendante, sans gêne et te réveillant la nuit tolérerais-tu, aimerais-tu autant que tes enfants?? 😂 Ton-ta partenaire aurait été mis à la porte depuis longtemps 😅

Le jeu en vaut donc la chandelle et un rien efface le plus dur: un bisou tout chaud et la crise est oubliée, un gros câlin et la nuit pourrie est pardonnée, une phrase rigolote et ton cœur fond malgré l’assiette cassée, etc.

Être parent c’est ça, c’est aimer son enfant tellement fort et de façon inexplicable, qu’on pardonne tout, qu’on fait tout pour bien les élever, qu’on laisse le positif prendre le dessus sur le négatif.

Alors à toi, qui aimerait avoir un enfant mais qui a peur que ça soit “dur”: oui, mais ça va aussi être merveilleux et cet amour te nourrira plus que tout. Donc, FONCE et @allezlamour ! ✨❣️💪🏽

Yasmine

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