Un arrêt de grossesse, ou plus communément appelé “fausse couche”, est une interruption spontanée de la gestation avant que l’embryon ou le foetus ne soit viable, c’est-à-dire avant 22 semaines de grossesse environ.

Son origine est généralement un problème de développement du foetus.

Physiquement, les symptômes possibles sont :
– la perte de fluides
– la perte de sang ou de tissus par le vagin
– des douleurs au niveau du bas ventre ou des lombaires, elles peuvent ressembler aux douleurs prémenstruelles ou aux contractions d’un accouchement, pour les femmes qui les connaissent.

Psychiquement, ce n’est jamais une expérience facile, surtout que le sujet est encore très tabou. Les parents ressentent souvent une profonde tristesse et de culpabilité.
En effet, beaucoup de femmes le vivent comme un échec personnel car elles se demandent “qu’ai-je fait de mal?”. La réponse est bien entendu “absolument rien”, mais c’est très dur à accepter.

Certaines femmes souhaitent retomber enceinte rapidement et d’autres ont besoin de temps. Chaque femme, chaque chemin et chaque vécu est unique. C’est important de respecter le rythme choisi.

En Suisse, c’est environ 1 grossesse sur 5 qui s’arrête.
Souvent, les parents se sentent coupables et vivent en silence leur tristesse. Ce sujet est encore trop tabou et empêche ces derniers de pouvoir vivre pleinement et légitimement leur peine.

En tant que proche, on se sent souvent désemparé lorsque l’on apprend un arrêt de grossesse chez un couple d’ami-e-s : que dire pour les soutenir et cela sans les blesser ?

Nous te proposons quelques pistes :
– Je pense à toi et je suis là pour toi si tu as besoin.
– Je suis désolé-e pour toi, pour ce que tu es en train de vivre.
– Ta douleur et ta peine sont légitimes. Tu as le droit d’être triste, de pleurer, de te sentir en deuil.
– “Tu n’est pas seule. Même si tu n’y crois pas, tu vas surmonter ce moment. Cette douleur. Tu vas y arriver. Courage…” du compte @maman_sa_mere_

Et voici les suggestions de nos abonnées sur Instagram :
– Je comprends ta douleur.
– Ce n’est pas ta faute.
– J’aimerais pouvoir te serrer fort dans mes bras et prendre soin de toi.
– Tu es extraordinaire. Crois en toi, en ton corps.

Nous avons aussi envie de mettre en avant les conseils et phrases à éviter. Elles sont encore malheureusement trop souvent prononcées à des parents venant de vivre une épreuve difficile. Nous sommes persuadées que plus nous mettrons en avant ces phrases blessantes, plus les gens prendrons conscience de l’effet “bombe” qu’elles peuvent avoir et moins nous les entendrons.

– Tu es jeune.
– Va de l’avant.
– La nature fait bien les choses.
– Tu en auras d’autres.
– Il-elle était handicapé-e.
– C’est le destin.
– Tu vas vite retomber enceinte.
– Au moins tu n’étais pas enceinte depuis très longtemps.

Nos abonnées nous ont partagé des remarques qu’elles ont reçues de plein fouet :
– Ce n’est pas grave, tu vas en refaire un.
– T’inquiète, tu vas vite en refaire un autre.
– Au moins tu tombes enceinte. / Au moins tu sais que ça fonctionne.
– Vous êtes sûre que vous étiez enceinte ? (par le gynéco des urgences)
– Si c’est arrivé, ce n’est peut-être pas pour rien.
– C’était juste un amas de celles, pas un humain.

Toutes ces phrases que l’on croit “réconfortantes” laissent entendre que ce que cet-te ami-e vit n’est pas réelle, que ce n’était pas encore un vrai bébé, que ce n’est pas grave, etc.
On minimise ainsi leur peine qu’ils ressentent comme illégitime.

Garde en tête que lorsque l’on ne sait pas quoi dire face à une annonce difficile (arrêt de grossesse, mauvaise nouvelle pendant la grossesse, ou tout autre thème), un simple “Je suis là pour toi” suffit et fera beaucoup plus de bien que des conseils maladroits ou des “phrases bateau” ❤️

Julie

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